Monarchie Constistutionnel = Pseudo Démocratie
patparazzi | 8 décembre 2007Une des preuves que le canada est une pseudo democratie est le fait que les sénateurs ne sont pas élus et qu’ils ont d’énormes pouvoirs. Ces sénateurs sont ni plus ni moins que le reflet d’une époque révolue, celle de la noblesse et de l’aristocratie.
Le Sénat ne siège pas le lundi et le vendredi. Il ne siège que trois jours semaine. Il n’y a que 27 semaines de travail pour un total de 87 jours de travail, c’est-à-dire à peu près le tiers du temps de travail des Canadiens. Pourtant, leur salaire annuel est de 120 000 $, sans mentionner les avantages sociaux. Ils ont une sécurité d’emploi rêvée. Ils peuvent rester en place jusqu’à 75 ans et sont indélogeables.
Le premier ministre Harper veux reformer le Sénat, Deux projets de loi pour encadrer cette réforme ont déja été déposés.
L’un portera sur la durée du mandat des sénateurs, l’autre sur l’élection même des membres de la Chambre haute.
Le projet de loi sur l’élection des sénateurs, qui sont actuellement nommés par le premier ministre, ne s’est jamais rendu en deuxième lecture à la Chambre des communes. Avec ce projet de loi, les électeurs seraient invités, au cours des élections fédérales ou provinciales, à inscrire leurs préférences pour le choix d’un certain nombre de sénateurs. Le premier ministre choisirait les sénateurs parmi cette liste.
L’autre projet, celui qui propose de réduire à huit ans la durée du mandat d’un sénateur, plutôt qu’un mandat qui expire lorsqu’un sénateur atteint 75 ans.
Le premier ministre a déjà dit que si sa réforme du Sénat ne passait pas, il proposerait carrément l’abolition de la Chambre haute, comme le demandent d’ailleurs plusieurs parties politiques dont les néo démocrates. Il faut toutefois modifier la constitution pour abolir le Sénat, ce qui implique d’obtenir l’appui d’au moins sept provinces.
Le premier ministre préfère toutefois contourner cette procédure en faisant une « élection-sondage » sur le choix populaire des sénateurs. Il nommerait par la suite les sénateurs, comme le lui permet la constitution. Québec est toutefois réticent à accepter cette procédure, parce qu’il croit justement qu’il s’agit de l’équivalent d’un amendement constitutionnel.
Que le Sénat soit aboli ou reformé, le gouvernement qui est censé nous representer doit impérativement faire quelque chose pour rendre cette institution plus démocratique. Mais permetter moi d’en douter.





